Non reconduction du contrat avec M’dina bus !

Comme prévu, la société M’dina bus a été désavouée par tous les élus de la métropole casablancaise. Le contrat de gestion déléguée liant la ville de Casablanca et M’dina bus ne sera pas reconduit. Cette décision a été adoptée à l’unanimité, le 5 février dernier, lors de la session ordinaire d’Al-Baïda, l’Établissement de coordination intercommunale (ECI) qui rassemble les 18 communes du Grand Casablanca.

Les casablancais s’attendaient même à une résiliation illico presto du contrat liant les deux parties. A cet effet, Abdelaziz El Omari, maire de la ville, a déclaré à la presse : « Le gestionnaire délégué a été notifié, en octobre 2018, de la non-reconduction dudit contrat, couvrant une durée de 15 ans et qui arrive à échéance à la fin du mois d’octobre 2019 ». Selon les textes stipulés dans ledit contrat, la loi permet la reconduction du contrat pour une durée de 7 ans, à condition que la décision en soit prise un an avant son arrivée à terme.

Or, comme cité précédemment, le Conseil de la ville de la métropole en avait décidé autrement. Aussi, pour cette période transitoire, plusieurs options se présentent. La première est que M’dina bus garde la main sur la gestion, le temps de lancer un appel d’offre et de trouver un nouveau délégataire. Il se peut également que le transport par bus soit géré par une Société de développement local, ou encore le retour au système de Régie, comme dans le passé.  

Selon d’autres élus de la majorité, le conseil est en train d’étudier toutes les options que leur offre la convention signée en 2004 pour le résilier avant son terme. Toutefois, ils s’apprêtent trouver une solution pour écarter définitivement M’dina Bus. Il a été également décidé lors de cette séance mensuelle que la présidence de l’ECI a tous les pouvoirs de décision quant à la gestion de la période transitoire et l’issue à donner immédiatement au contrat de M’dina Bus avec la ville.

Dans ce contexte, El Omari a déclaré : « La présidence de l’ECI a toutes les compétences pour gérer cette période d’ici octobre prochain. Il y a plusieurs options sur la table stipulées dans la convention signée avec M’dina Bus », tout en brandissant les articles 49, 50, 51 et 52 de la convention 2004. A savoir : M’dina Bus peut continuer à opérer jusqu’au terme du contrat ; Déchéance du contrat ; Résiliation à l’amiable du contrat ; La mise en régie. Mais, il est fort à parier que le contrat soit résilié, et pour cause M’dina bus a failli à plusieurs articles : seuls 400 bus, qui sont dans un état lamentable, sont exploités en 2018 au lieu de 1207 prévus ; M’dina bus opère sur 53 lignes au lieu de 146 ; le cumul des investissements non réalisés a atteint 1,2 milliards DH. Et ce, sans oublier les rapports de la Cour des comptes qui ont relevé plusieurs dysfonctionnements dans la gestion, et un PDG qui touche un salaire de 200.000 DH qui ne figure sur aucun contrat.

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