Démarrage de la 5ème Semaine Nationale de l’Artisanat

Organisée sous le Haut Patronage de SM le Roi, la 5ème Semaine Nationale de l’Artisanat a vu l’inauguration officielle, ce samedi 9 février à l’esplanade Bab Jdid  à Marrakech, par le ministère du Tourisme et de l’Artisanat, en partenariat avec la Maison de l’Artisan. Cette 5ème édition se tient du 9 au 17 février 2019.

En effet, l’inauguration de l’espace d’exposition a été précédée par un carnaval, dont le coup d’envoi a été donné par le ministre du Tourisme et de l’Artisanat, Mohamed Sajid, ainsi que de la secrétaire d’Etat en charge de l’Artisanat et de l’Economie sociale, Jamila El Mossali, en partenariat avec la Maison de l’Artisan. L’ambiance était festive à Marrakech lors de cette semaine artisanale.

Dans un spectacle haut en couleurs, le carnaval a sillonné les rues de la ville ocre, avec une parade composée d’une multitude de troupes venues de tout le Maroc, suscitant l’intérêt des spectateurs par des danses et des chants emblématiques de leur région d’origine. Un autre carnaval est prévu, le 13 février prochain, ainsi que des défilés de mode et des ateliers dédiés aux enfants, mettant en scène des artisans au travail.

Par ailleurs, l’édition 2019 se caractérise par nouveau concept, qui se traduit par la présence d’artisans venus des 12 régions du Royaume, au sein de 1.300 stands d’exposition. Mais c’est au cours de l’après-midi que l’espace d’exposition a été officiellement inauguré. Répartis sur une surface de 50.000 mètres-carré, les 1.300 stands dédiés aux artisans permettent de représenter aussi bien les 12 régions du Royaume, que l’éventail complet de l’artisanat national: dinanderie, maroquinerie, argenterie, travail de la pierre, mosaïque, caftans et broderies,…

Selon certains médias, malgré le fait d’être fiers de leurs ouvrages, les artisans présents au salon, regrettent toutefois la modestie des mesures d’accompagnement en leur faveur. Néanmoins, leur prise en charge pendant les salons et expositions, la majorité d’entre eux déclarent être livrés à eux-mêmes tout au long de l’année. Certains dénoncent aussi ce qu’ils considèrent comme une «exploitation des petits artisans, qui ne perçoivent pas le juste fruit de leur labeur».

En outre, certains artisans qui ont monté un site de e-commerce affirment y avoir renoncé, car leurs modèles originaux sont systématiquement copiés et commercialisés par des parties tierces. Une femme-artisan a même confié avoir tenté d’enregistrer ses modèles à l’OMPIC, avant de renoncer en raison d’un coût d’enregistrement prohibitif à ses yeux. A savoir que l’enregistrement de 5 modèles coûte environ 700 dirhams.

Cet événement a pour objectif de valoriser le produit de l’artisanat marocain et montrer la diversité du patrimoine à travers les régions du royaume. Selon Mohamed Sajid : « Cette manifestation à caractère social et économique, qui se poursuit jusqu’au 17 février courant, constitue aussi une occasion pour rendre hommage aux artisans, hommes et femmes, détenteurs d’un savoir-faire ancestral et gardiens d’un héritage patrimonial unique ».

A noter que cette 5ème édition se distingue des éditions précédentes par un nouveau concept qui consiste à inviter, sur un même espace d’exposition, plus de 1.200 exposants, issus des 12 régions du Maroc. Le ministre a, par ailleurs, indiqué que le secteur de l’artisanat emploie au Maroc près de 2,3 millions personnes, soit près de 20% de la population active et contribue à hauteur de 7 à 8 % dans le Produit national brut (PIB). “L’artisanat est un secteur social par excellence de par sa contribution à sauvegarder notre identité, notre patrimoine et nos traditions”, a-t-il poursuivi.

Lors d’une déclaration similaire, la secrétaire d’état chargée de l’Artisanat et de l’Economie Sociale, Jamila El Moussali, a souligné que cet événement aspire ”à valoriser davantage le produit de l’artisanat marocain et à mettre en valeur la richesse d’un savoir-faire ancestral, d’où la nécessité de soutenir, d’accompagner et d’encadrer ce secteur au niveau institutionnel et législatif afin de préserver ce patrimoine”.

Et d’ajouter : « Le Maroc compte parmi les rares pays dotés d’un capital immatériel d’une valeur inestimable, dont l’artisanat, un secteur qui concilie les Marocains avec leur héritage, leur histoire, leur identité aux affluents multiples et leur civilisation”, a-t-elle estimé, soulignant l’importance de l’artisanat dans l’économie nationale, et en tant secteur d’emploi notamment pour les personnes âgées, les femmes, les jeunes et les personnes à besoins spécifiques.

Elle a, en outre, mis en relief les efforts pour protéger les artisans et le produit artisanal, notant que la SNA a pour objectifs la promotion et la commercialisation des produits des artisans, mais aussi la formation et la qualification du capital humain de ce secteur. Dans ce sens, Moussali a fait remarquer que la SNA consacre une grande partie de ses programmes à la femme artisane dans le  monde rural.

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