Le Tourisme contribue à hauteur de 7% du PIB

Le Tourisme est l’un des secteurs qui créé de plus en plus de valeur ajoutée dans l’économie nationale. Il y participe à hauteur de 7%, selon la secrétaire d’Etat du Tourisme Leila Boutaleb.

Lors de son intervention à l’ouverture du FIHA (Forum de l’Investissement Hôtelier Africain), Leila Boutaleb avait déclaré : « Ce secteur, si stratégique, représente pour le Maroc 7% du PIB et plus de 2,5 millions d’emplois directs et indirects, sans oublier qu’il s’agit d’un secteur important, fortement pourvoyeur de devises. Depuis vingt ans, des moyens importants ont été mobilisés et les résultats sont aujourd’hui au rendez-vous, avec plus de 12 millions d’arrivées en 2018 ».

Et d’ajouter à l’adresse des professionnels du secteur et des bailleurs de fonds, à l’occasion de la 1ère édition du FIHA, tenue les 7 et 8 février derniers à Marrakech : « C’est le moment d’investir dans l’hôtellerie, en particulier en Afrique ». De son côté, le directeur général de la SMIT (Société Marocaine d’Ingénierie Touristique), Imad Barrakad a souligné : « Le tourisme est un véritable outil de développement du territoire ».

Lors de son intervention dans un panel consacré au financement des investissements hôteliers, Leila Farah Mokaddem, représentante de la BAD (Banque Africaine de Développement), a dévoilé les différents volets de l’action du Groupe de la Banque dans son soutien aux Etats et au secteur privé pour favoriser l’attractivité des pays africains. Son allocution a mis en exergue les différents domaines d’intervention de la Banque, associant le soutien aux réformes à l’investissement dans les infrastructures qui, directement et indirectement, bénéficient au secteur du tourisme, tels que les transports, l’énergie et l’eau.

A cet effet, elle a expliqué : « Le tourisme est un véritable instrument de développement local qui profite aux populations. C’est le moment d’investir et de prendre des risques pour développer l’offre touristique sur le continent ». « La synergie, ainsi que la complémentarité active entre les banques commerciales et les partenaires techniques et financiers que nous sommes, sont de nature à maîtriser les risques et à offrir les maturités requises aux investisseurs pour libérer le potentiel  du secteur en Afrique », conclut-elle.

D’autre part, dans l’exposé des perspectives économiques en Afrique, l’économiste pays en chef pour le Maroc, Richard Doffonsou, souligne que les performances enregistrées en 2018, ainsi que les projections de croissance pour la période 2019-2020, mettent en lumière les principaux défis et atouts économiques du continent. Selon ce dernier : « Malgré la décélération de la croissance mondiale, l’Afrique fait preuve de résilience. Afin de libérer le plein potentiel des économies africaines, une accélération des réformes, combinée à une diversification accrue des moteurs de croissance est nécessaire ».

Il était également question des approches de valorisation du potentiel touristique des pays comme l’Algérie, le Cameroun, la Côte d’Ivoire, le Gabon, le Sénégal, le Maroc et la Tunisie. Des échanges qui ont également permis d’exposer la contribution des institutions financières internationales et des banques commerciales au financement des investissements hôteliers.

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