Artisanat: Sajid a respecté sa promesse de développer le secteur

Comme nous l’avions annoncé, le 8 mars dernier, dans notre article ’’ Un nouveau projet de loi pour réorganiser la profession’’, il convient donc de féliciter Sajid et son staff du Département de l’Artisanat. Puisque ce dernier a finalement réussi à faire adopter le projet de loi relatif aux métiers de l’artisanat lors du dernier Conseil de gouvernement.

Depuis des décennies le secteur patauge dans le vide juridique, alors qu’il emploie près de 2,3 millions de personnes, soit près de 20% de la population active, tout en contribuant à hauteur de 7% du PIB. Après l’adoption de ce texte de loi tant attendu, les professionnels ne peuvent qu’être satisfaits.  

Selon les promoteurs du secteur, le projet vient à point nommé, après que les produits d’artisanat aient perdu en qualité et l’entrée de personnes non qualifiées dans cette activité. Aujourd’hui, les avantages apportés par le projet de loi sont nombreux. C’est le cas d’une rapide mise en œuvre qui permettra aux artisans de bénéficier du système de retraite et de l’assurance maladie obligatoire. L’un des axes a trait à la création d’un registre national unique des artisans à travers un site électronique qui sera mis en place par les pouvoirs publics. Ce qui facilitera l’enregistrement et la mise à disposition des données concernant le secteur. Sa gestion sera confiée à l’administration de tutelle. Pour ce faire, artisans, coopérative ou entreprise sont tenus de s’inscrire sur ce registre national, où chaque artisan en exercice aura un identifiant national professionnel qui lui sera propre.

Quant aux conditions d’enregistrement, elles ont été listées pour les artisans (un diplôme décerné d’un institut de formation ou d’un certificat délivré par le Amine du métier exercé), les coopératives et les entreprises d’artisanat. En plus, le texte adopté incite à la constitution de groupements professionnels, considérés comme principaux partenaires dans le développement local, dans l’organisation et l’encadrement des opérateurs. Il s’agira de créer des instances provinciales, régionales et nationales, représentant les différentes catégories de métiers de l’artisanat et soumises, lors de leur constitution, à des statuts adéquats.

Le président de chaque instance professionnelle provinciale est considéré comme Amine du métier dans lequel il a été élu. Mais, ce titre avoir exercé de manière régulière une activité artisanale pour son compte. Pour cela, il doit faire preuve d’un casier judiciaire vierge et être élu pour un mandat de 6 ans, renouvelable une seule fois.

Par ailleurs, le projet prévoit également la réorganisation du Conseil national de l’artisanat et l’activation de son rôle d’institution consultative, proposant tout ce qui contribuerait au développement du secteur. Si le 2e article du projet de loi propose la définition de l’artisanat, l’artisan, l’Amine des artisans, les coopératives et les entreprises, le 3e exige que les produits fabriqués aient un cachet authentique, qui reflète l’identité et la culture marocaines. Objectif : contribuer au soutien et à la promotion du secteur. Ainsi, avec la collaboration des chambres d’artisanat et des différents opérateurs du secteur, l’Etat veillera à la mise en place d’un cadre contractuel stratégique et intégré. Celui-ci fixera les objectifs et les engagements des parties prenantes, tout en encourageant au recrutement des lauréats des instituts de formation et autres.

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