ORIENTAL DESERT EXPRESS : UN TRAIN POUR DECOUVRIR LE DESERT DE L’ORIENTAL AUTREMENT

Le Week-end prolongé du 06 au 08 avril en cours la province de Figuig sera au rendez-vous avec le train de l’Oriental Désert Express qui est de retour pour emmener le touriste sur les vastes plateaux arides et somptueux du sud de l’Oriental pour vivre une expérience inédite de ce Transsaharien, jadis utilisé pour le transport des troupes militaires et des minerais de la région.

        Organisé par l’Institut Français de la ville d’Oujda en partenariat avec l’Association des Beni Guil du Monde, l’Oriental Désert Express reliera la ville d’Oujda à Figuig en passant par Béni Oukil, Aun Béni Mathar, Tendrara et Bouarfa avant d’arriver à Figuig.

        Selon les organisateurs, des animations musicales sont prévues à bord du train et sur les différentes stations d’arrêt avec notamment des  animations culturelles, restauration, rencontres avec les nomades, visites guidées, découverte du patrimoine culturel de la région et, pour finir en beauté, un concert musical à Figuig.

     Pour l’Histoire comme rapporté par les organisateurs ; « L’Oriental Désert Express », qui emmène en de rares occasions quelques touristes curieux à travers les paysages arides et somptueux du sud-est marocain, ces enchaînements de hauts plateaux et de djebels, est en réalité un train fossile. Il s’agit du fantôme ressuscité d’un projet grandiose de l’empire colonial français, le Transsaharien ou Méditerranée-Niger, ou encore Mer-Niger.

      Cette ligne de chemin de fer, le moyen de transport le plus sûr et le plus rapide, aurait dû traverser le continent africain et servir dans un premier temps au déploiement des troupes, à leur approvisionnement, puis au rapatriement des richesses coloniales vers la France. Il s’agissait de relier le port de Nemours (Ghazaouet) en Algérie via le Maroc oriental, au Niger et au Soudan, l’Afrique Occidentale Française de l’époque, et poursuivre éventuellement jusqu’au Cap, à l’extrême sud du continent.

      Selon la même source d’information, la construction du chemin de fer entreprise en 1939, sous le régime de Vichy, s’achève en 1948. Mais ; rappelle-t-on ; la situation tendue en Algérie à partir de 1953, puis les relations difficiles entre l’Algérie et le Maroc, causent l’abandon du projet, qui cesse officiellement en décembre 1962.   Aujourd’hui, le Maroc oriental achemine ses productions minières par le port de Nador, relié par une voie ferrée qui s’embranche à Taourirt sur la ligne Oujda-Fès.

     Remis en état il y a une dizaine d’années, « L’Oriental Désert Express », est le dernier vestige du Mer-Niger. Il est composé d’une locomotive et de 4 wagons à l’ancienne, dont un est climatisé, et parcourt en 10 heures le tronçon existant entre Oujda et Bou Arfa, soit 305 km. Sur ce trajet, le train traverse ou approche la quasi-totalité des sites miniers de la région.

     Par cette initiative de l’IF d’Oujda ; les organisateurs  comptent entreprendre  un début de sensibilisation au tourisme dans la province de Figuig avec une opération de communication à portée internationale qui peut être menée grâce au train du désert reliant Oujda à Bouarfa ; une opération qui consiste à organiser un voyage festif et pédagogique, avec la participation de la diaspora de la région et des acteurs de la société civile nationale

En voiture donc pour les 4 étapes de

« L’Oriental Désert Express »

1 – Beni-Oukil Après son départ tôt le matin de la gare d’Oujda, le train s’arrête à la bifurcation de Beni-Oukil, distant d’une quinzaine de kilomètres. C’est un arrêt obligatoire où doit lui être délivré un document écrit l’autorisant à rouler sur le tronçon qui va jusqu’à Bouarfa. Ce voyage est en effet exceptionnel, la ligne ne servant plus que pour ce convoi, qui l’emprunte 3 à 4 fois par an. Il est fréquent que les rails soient ensablés ou qu’une tempête se lève sur ces grandes étendues désertiques, et qu’il faille alors arrêter le train et désensabler les voies.

2 – Aïn Beni Mathar (ex Berguent) Après Guenfouda, nous traversons le tunnel de Tiouli, construit en 1931, puis la voie ferrée monte jusqu’à 1300m. Elle atteint alors la ville d’Aïn Beni Mathar, bâtie à 925m d’altitude sur les hauts plateaux où pousse l’alfa, brûlants en été, balayés par les vents glacés en hiver. C’est un point de rencontre pour les tribus bédouines de la région, les Beni Guil, une sorte de plaque tournante du commerce de bétail. C’est aussi le site de la première centrale thermo-solaire du Maroc et d’Afrique, inaugurée en 2010. Le passé et l’avenir semblent cohabiter harmonieusement dans cette cité en plein essor.

3 – Tendrara Le train poursuit sa route à travers l’immense plateau désertique, le train s’arrête parfois pour permettre aux mécaniciens de désensabler les rails, ce qui rend les horaires du train passablement aléatoires. On a récemment découvert sur ce plateau des ossements provenant d’un dinosaure géant. Arrêt principal : dîner sous les tentes bédouines et accueil par les autorités locales et les associations, en présence des enfants nomades scolarisés ou non pour participer aux ateliers de l’Institut Français.

4 – Mines de Bouarfa – Jbal Laklakh La ligne de CMO se poursuit encore 67 km au sud et contourne le djebel Bouarfa, mais un embranchement dessert le carreau de la mine du même nom au kilomètre 304 500. La richesse de ces mines de manganèse a suscité l’intérêt de la puissance coloniale au tout début de la conquête du pays, et a entrainé la recherche et la découverte d’autres gisements dans la région. Le tronçon Oujda Bouarfa fut ouvert en février 1931, et constitue la fin de notre parcours. Bouarfa est aujourd’hui la capitale de la province et la ville la plus peuplée, dotée d’une citée administrative et d’un carrefour commercial

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